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Ce qui meurt en dernier ’08

FONCTION > stagiaire mise en scène
THEATRE / XXIe
TEXTE > Normand Chaurette
MISE EN SCENE > Denis Marleau
Distribution > Christiane Pasquier et Pier Paquette
Coproduction > Compagnie de création UBU, ESPACE GO, Montréal, Centre national des Arts, Ottawa.

En écrivant Ce qui meurt en dernier, le dramaturge québécois Normand Chaurette s’est approprié un personnage sorti de la plume de Frank Wedekind au tournant du XXe siècle : la comtesse Martha von Geschwitz, amoureuse de Lulu, la célèbre femme-enfant de L’Esprit de la terre et de La Boîte de Pandore. Chaurette lui donne ici une autonomie inédite : Martha est seule en scène, dialoguant avec la figure irréelle de Jack l’Eventreur, c’est-à-dire avec elle-même, ses fantasmes morbides mais aussi son besoin bouleversant d’un amour salvateur. Après Le Passage de l’Indiana, Le Petit Köchel et Les Reines, voici le quatrième texte chaurettien que l’artiste canadien Marleau porte à la scène. Incarnée avec maestria par la virtuose Christiane Pasquier, cette enquête sur la beauté et la mort ne pouvait trouver de réalisation scénique plus captivante.

– Url de référence : Consulter le descriptif de la production sur le site d’Ubu, compagnie de création cofondée par Denis Marleau.

– Voir les photos du spectacle : la photographe Marlène Gélineau-Payette a mis en ligne sur son site plusieurs clichés de la production de Denis Marleau.

– Lire les commentaires de Normand Chaurette et Christiane Pasquier : quelques jours avant la création du spectacle, la comédienne Christiane Pasquier et l’écrivain Normand Chaurette ont livré leurs impressions au journaliste Christian Saint-Pierre pour le Voir.

– Intitulé de “Ce qui naît en premier à Ce qui meurt en dernier“, un article de Florent Siaud publié dans n°136 de la revue de théâtre Jeu revient sur les répétitions de ce spectacle créé en 2008.

Presse  :

Une bête de scène romantique. Pasquier ne passe pas à côté de l’occasion qui lui est fournie de montrer l’étendue de son talent. […] Pier Paquette compose un Jack l’Éventreur tour à tour envoûtant et terrifiant. […] Allégé par une théâtralité raffinée, Ce qui meurt en dernier s’avère enfin une méditation fascinante sur le pouvoir de la fiction, capable d’extraire de l’ennui et de procurer des sensations fortes, même à ceux qui restent confortablement assis dans un fauteuil. […] Comme par le passé, la mise en scène de Denis Marleau épouse l’écriture de Chaurette et, sans en nier le caractère sombre, son travail en souligne tant la fantaisie que les jeux de miroirs.

(LE DEVOIR, Hervé Guay)

Un moment de théâtre intense, inoubliable, époustouflant mis en scène par Denis Marleau. Le mot qui me vient immédiatement en tête c’est virtuosité. Un mot qui s’applique autant à l’interprétation de Christiane Pasquier, grandiose, qu’au texte de Normand Chaurette.

(RADIO-CANADA, Désautels, Marie-Christine Trottier)